Situation sociale belge avant 1830

Au XVIe siècle, le pays est déchiré par la guerre civile, dont  l'objectif reste pour les têtes politiques du Nord et du Sud  la reconstruction des Pays- Bas. Les différents "gouvernements" ont  tiré des conclusions que l'idée de  la "patrie commune", est  plus présente dans le Sud que dans le Nord. Parallèlement, un autre sentiment, celui du nationalisme néerlandais,  "est carrément tué par l'émergence des deux sentiments nationaux nouveaux".

 

             Depuis ces événements tendus, le sentiment patriotique  hollandais se distingue des deux autres par une supériorité religieuse, militaire et commerciale ainsi que par le mépris « des esclaves des Espagnols » (les Belges ont été pendant longtemps soumis à l’Espagne, d’où cette appellation péjorative).Ceci contraste avec lesentiment plus refoulé dans l'esprit des sudistes d'attachement à la foie catholique et à la monarchie.

 

             Pour comprendre cela, il faut expliquer que ni le Roi d'Espagne ni le souverain de  l'Autriche,  n'étaient  considérés comme des oppresseurs,  car ils régnaient en qualité du Duc du Brabant, du Comte de Flandre et du Comte de Hainaut. De plus, l'appareil judicaire avait dans son ensemble un caractère national. D’où le sentiment d'avoir un régime politique propre.          

La dualité religieuse et morale sont les grands moteurs de la révolution : le Nord du royaume  des Pays-Bas est calviniste pendant que le Sud a été recatholicisé, dans le Nord le culte catholique est  interdit, cependant le sang ne coule pas et les consciences sont à l’abri. Cette politique qui cependant reste assez limitée dans son ampleur (pas de catholiques maltraités ou pourchassés) ne permet pas une résistance renforcée par la notion du martyr.   La discrimination est davantage économique ou politique, par exemple pour les places d’honneur. Comme le dit Jean Stengers <les catholiques se contentent de gémir sous l’oppression>.  Au Sud, la situation n’est pas meilleure, cette fois-ci à l’égard des protestants. A plusieurs reprises, les protestants ont certes eu le choix entre la reconversion ou l’expulsion : entre 1584 et 1585, 1500 personnes partent de Gent et  4000  d’Anvers, la moitié de la population du Sud.

  

             Le clergé catholique du début du XVlle siècle, grâce aux séminaires, est plus instruit. Les Belges sont fiers de ces changements survenus : <  l’heureuse venue de leurs altesses sérénissimes, il s’est plus fait ici de nouvelles fondations et de réformations qu’en 200 ans et plus>>.

 

D’autre part, la haine grandit et se manifeste entre les deux  mouvements qui s’appelaient respectivement  Geux au Nord et Papistes au Sud.

 

Mais ces sentiments ne tient pas du statut privilégies du quel ils ont joui (province ou departement la Belgique n’as jamais fonctione tout a fait comme telle). Mais est ne avec un sentiment patriotique cree pendant a l’explosion politique de la periode francaise. Comme l’explique Pirenne cette communauté vivait  ensemble car elle avait,  une culture propre, caractere commun, et au long de l’histoire ils ont tente a plusieures reprises de le prouver, apuille aussi dans une œuvre importante pour soutenir ce sentiment Jean de Roches Epitones Historiae Belgicae Libris Septenu, <.

 

             La Belgique fut pendant longtemps un territoire pris entre ses sentiments d’appartenance régionale d’un côté et un sentiment de peine, voir de ridicule, face aux échecs des tentatives d’indépendance. Elle a souffert du manque d’acceptation  ou de compréhension de ces problèmes à l’étranger (l’utilisation des Flamands  pour désigner des Belges) ou les différences de vocabulaire d’identification entre les Wallons  et les Flamands. Malgré cela, ils ont sauvegardé l’identité belge.

 

             Y a-t-il des différences sociales entre la Hollande et la Belgique ? Face à l’approbation du régime français et à l’apathie exprimée par le peuple belge entre 1814 et 1815, quand les Prussiens et les Autrichiens tentent d’annexer ce territoire, il y a l’indignation et la révolte de voir la Belgique sous la couronne hollandaise. J’ajoute brièvement une phrase significative du problème belge, écrite par l’envoyé du tsar, apres la reaquisition des territoires par la hollande(1815) : <S’il y a deux nations… qui n’ont absolument rien en commun en fait de caractère, de mœurs et d’intérêts, ce sont les Hollandais et les Belges>.

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